Week-end prolongé dans le sud Finistère

La Bretagne est tellement remplie de recoins à découvrir que l’on pourrait passer toute une vie à l’explorer. Alors imaginez sur un week-end… il faut être sélectif. J’ai donc décidé de faire étape dans le Finistère sud dans la zone du cap Sizun avec un arrêt en route aux Glénans. La météo a été de mon côté : le soleil a donné des paysages aux allures de tropiques, la chaleur en moins. C’est parti pour découvrir l’extrémité ouest de la France, la fin des terres, le Finistère.

Jour 1 : Audierne et Pont Croix

2 villages 2 ambiances. Audierne est bien plus gros que Pont Croix et sur la côte. C’est la station balnéaire type avec une longue plage de sable qui appelle au farniente et aux pâtés de sable. Il y a un petit port et un centre mignon mais sans plus. Si vous voulez faire une balade agréable je vous conseille de longer le bras de mer qui va du port jusqu’à la grande plage. En chemin vous pourrez franchir une passerelle en bois au-dessus de l’eau. Le décor est typiquement breton. Peut-être qu’arrivés à la plage vous aurez le courage d’affronter l’eau fraîche 😉

                                                  

Pont-Croix fait partie des « villages préférés des français » et est moins assailli que Locronan plus au nord. Effectivement, il est plein de charme. A flanc de colline, il descend jusqu’à la rivière le Goyen marquée par les marées. L’office de tourisme peut vous fournir un itinéraire pour passer devant les lieux d’intérêts avec les explications qui vont bien. Ce n’est pas très long mais dans certaines ruelles ça descend… et donc… ça remonte bien en sens inverse. Les maisons sont assez anciennes et l’architecture se partage des styles romans et gothiques. Un vrai village qui doit inspirer plus d’un artiste.

                                                                                    

                                                                                      

Jour 2 : L’île de Sein

Mon petit coup de cœur du week-end. Il faut dire que j’aime particulièrement l’ambiance des îles. Et alors quand en plus il n’y a pas de voiture c’est l’apothéose. L’île de Sein est sûrement moins spectaculaire que d’autres îles bretonnes mais reste très charmante. Il faut 1h pour rejoindre ce bout de terre depuis Audierne. Au passage, on longe la côte et la pointe du Raz. L’île est un bandeau de terre étirée tout en longueur. Longue de 1,8 km et large de 0.5 km on peut aisément faire le tour à pied. Le village est mignon comme tout et il est plutôt agréable de siroter un verre en terrasse en front de mer. L’activité principale ici… c’est la balade. Il n’y a pas vraiment de plage propice à se baigner, à part dans le village… et encore, à marée basse. Le reste de la côte est assez caillouteuse et garnit de gros blocs de granit.

                                                                             

                                                            

A l’extrémité ouest de l’île se dresse fièrement le Grand phare. Pour la modique somme de quelques euros on peut grimper jusqu’au sommet. Il va falloir attaquer les quelques 249 marches en colimaçon pour atteindre le haut. Et quand on croit avoir atteint son but une dernière échelle reste à franchir. Vous aurez tout le temps là-haut pour reposer vos poumons car la vue qui s’offre à vous est assez incroyable : une vision de l’île à 360°. On se rend bien compte qu’au large de l’île il y a pleins de rochers de ci de là qui ont dû effrayer plus d’un navire autrefois.

                                                                                  

Jour 3 : La pointe du Raz

Forcément je me suis dit qu’il fallait que j’aille faire un tour à la célèbre pointe du Raz. Quelle ne fut pas ma déception en arrivant : un énorme parking payant fait office de bienvenue. Bon on va dire que l’argent récupéré permet de préserver les lieux… Pleins de restaurants ont bien compris l’enjeux de s’y installer également. J’avoue que pour cette fois ci ça m’a bien arrangé car je n’avais rien à me mettre sous la dent. A part cet accueil urbanisé un peu brutal quand on s’attend à aller fouler un endroit vierge on tombe vite sous le charme. Assez vite le monde se dilue le long du sentier pour rejoindre l’extrémité. Une fois arrivée à la pointe proprement dit, la vue est très jolie avec, au loin, l’île de Sein. Prenez le temps de voir les courants marins qui ont l’air assez fort à cet endroit, certains bateaux viennent d’ailleurs les défier.

                                                                               

Ensuite, l’idéal est de continuer et rejoindre la baie des Trépassés à pied par le GR34. Sinon, il faut reprendre sa voiture. La baie est une grande plage parfaite pour le farniente ou la baignade si la météo est avec nous. Pour ma part je n’ai mis que mes pieds dans l’eau. Plus loin sur la côte, c’est la pointe du Van que l’on peut aller admirer. La nature y est sauvage et brute, un bol d’air bien revitalisant. Moi je me suis arrêté là mais jusqu’à Douarnenez plusieurs autres pointes sont accessibles. Le GR34 sur cette partie de la côte doit être vraiment somptueux à parcourir à pied.

Jour 4 : Les Glénans

Je vous parle de mon escapade aux Glénans. Situé au large de Concarneau cet archipel regroupe plusieurs petites îles. Le ferry vous déposera sur l’île principale de St Nicolas, où il est possible de dormir. L’île est vraiment petite et plate comme une crêpe. Elle est souvent comparée à Tahiti ou aux Maldives : effectivement, l’eau est transparente et le sable blond. On a juste envie de se baigner…mais ouch ! dès qu’on y met les pieds, c’est une autre histoire ; l’eau est vraiment fraîche. Ça restera (pour moi) juste un plaisir des yeux. Ne rester que sur cette île est peut-être un peu frustrant car au final il n’y a pas grand-chose à y faire. Les adeptes de la voile y prendront sûrement plus de plaisir. Si je n’avais pas eu mes 2 (jeunes) filles le mieux est de louer des kayaks sur place et de partir à la conquête d’une ou 2 autres îles avoisinantes. Vous l’aurez compris je reste un peu sur ma faim de ma découverte des Glénans.

Quand y aller : Si on n’a pas peur de la pluie et de la tempête on peut y aller toute l’année ! Pour ma part je suis plus adepte d’un temps plus estival. Le printemps et l’automne restent le meilleur compromis pour avoir des chances d’une météo clémente et pour éviter la « foule » toute relative de l’été.

Comment y aller : Pour aller sur l’île de Sein les départs se font d’Audierne. 2 compagnies maritimes effectuent les liaisons. Réservez à l’avance en saison. Pour les Glénans les départs se font de Concarneau, Bénodet ou Beg Meil. Il existe plusieurs formats : en ferry, en voilier, en kayak etc… Il est possible d’avoir l’option découverte de l’archipel : le bateau vous fera le tour des îles avec des explications. Attention, souvent un aller est combiné à un retour, il y a moins de flexibilité sur les horaires que pour l’île de Sein. Comptez 1h de trajet pour rejoindre les Glénans depuis la terre ferme.

Budget : Le tarif des ferrys est assez cher. Pour l’île de Sein il faut comptez 30€ aller/retour par personne. Pour les Glénans c’est pareil.

Combien de temps : Minimum 1 journée pour l’île de Sein. Pour les Glénans comptez aussi une journée si vous ne restez pas qu’à St Nicolas. 2 jours ne seront pas de trop pour découvrir la pointe de Sizun. Le mieux est de passer une semaine dans le Finistère sud et de combiner avec la découverte de la côte de Concarneau jusqu’au phare d’Eckmül.

Et les enfants dans tout ça ?

Destination pour enfant :​

Note Destination : 4.8/5

Note Trajet : 4.5/5

Note Sécurité : 4.8/5

Note Globale : 4.7/5

A emporter : Mêmes recommandations où que ce soit en Bretagne ! Vêtements froids ET vêtements chauds ET maillot de bain ; le temps est vite changeant 😉 Il y a toujours un village pas loin pour s’approvisionner. Favoriser un porte bébé si vous devez porter votre enfant car les chemins ne sont pas forcément adaptés aux poussettes (voir pas du tout sur certaines portions). 

Et oui !

Saviez-vous qu’il existe une plante qui ne pousse qu’aux Glénans ? Incroyable non ? Il s’agit de la Narcisse des Glénans ; vous ne la trouverez nulle part d’autre. Il y a donc toute une zone sur l’île de St Nicolas interdite d’accès pour la préserver car elle a décliné rapidement. Cette réserve de 1,5 hectares est gérée par le Conservatoire Botanique de Brest. Des botanistes du monde entier viennent exprès admirer sa floraison en avril. Il ne faudrait pas que l’océan monte trop, car les Glénans sont des îles très basses et pourraient vite être submergées.

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